En Russie, la propagande d’Etat se déchaîne contre Navalny

Par Michel Eltchaninoff (Les Nouveaux Dissidents)

L'opposant a désormais droit de cité dans les médias d’État, mais présenté comme un allié des services américains, un extrémiste violent, désinformateur et escroc, n’hésitant pas à mettre en danger la vie des enfants pour créer le chaos. Exemple avec la première chaîne d’État.

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« Vremia » (« Le temps ») est le grand programme d’actualités du soir, à 21 heures, sur la première chaîne de télévision russe Pervy Kanal. Il existait déjà du temps de l’URSS et exprime la voix la plus officielle dans le paysage médiatique russe. Il reste très regardé, notamment par les personnes les plus âgées, et est régulièrement moqué par la sphère des anti-Poutine en Russie. Il se regarde aujourd’hui comme on lisait la Pravda à l’époque soviétique : entre les lignes, afin d’y déceler des signaux politiques.